Ponctualité des trains en Pays de la Loire, vieillissement du réseau et changement climatique, principales causes des retards

La direction de SNCF Réseau pour la Bretagne et les Pays de la Loire vient de publier son bilan annuel. En 2025, les trains ont accumulé plus de retards que prévu. En cause, le vieillissement du réseau, mais surtout le changement climatique. 265 millions d’euros seront investis en 2026 par SNCF Réseau pour accélérer la maintenance et le renouvellement des infrastructures ferroviaires.

Un réseau vieillissant et le changement climatique, principales causes des retards des trains en Pays de la Loire (photo : chturgis)

La résilience climatique du réseau ferré

La direction de SNCF Réseau pour la région Bretagne - Pays de la Loire s’était fixé un objectif de 93% de trains à l’heure en 2025. Mais le bel objectif de ponctualité a chuté à 87% ! "Ce qui se situe malgré tout un peu au dessus de la moyenne nationale", souligne le directeur Frédéric Étève.


La crue de la Vilaine début 2025 a fortement contribué à cette baisse de régularité. Sont venues s’ajouter des intempéries. Pluie, tempête et canicule ont contrarié les efforts de ponctualité. Trop de vent sur des sols détrempés ont déraciné des arbres chutant en travers des rails ou sur les caténaires.

"Ces végétaux fragilisés par les sols détrempés ne peuvent plus résister au vent soufflant en tempête, autre calamité, les argiles qui constituent le sous sol de la ligne Angers - Saumur subissent de plus en plus souvent le phénomène de retrait gonflement, nécessitant une surveillance accrue des voies", explique le directeur régional.



La présence de la faune sauvage et domestique sur les voies


Si le changement climatique met la régularité des trains à rude épreuve, la faune sauvage et domestique aussi ! En Pays de la Loire les heurts avec les chevreuils, et encore plus souvent avec les sangliers ont été multipliés par 20 en 40 ans. Sur la ligne de Nantes à Châteaubriant, se sont les blaireaux qui ont trouvé un terrain propice au creusement de leurs terriers sous les rails. Compromettant la stabilité des remblais.


Dans la région 10% des retards sont causés par la faune sauvage, mais aussi par les animaux domestiques. Des heurts avec des vaches en divagation ne sont pas rares non plus, notamment du côté de Savenay.


Pour remédier à ces intrusions d’animaux sur les voies, un important programme de pose de clôtures a commencé entre Nantes, Angers, Sablé-sur-Sarthe et Le Mans. Viendra plus tard Nantes, Savenay, Redon. Des systèmes d’effarouchement ont également été mis en place dans les zones moins touchées. Au total, 34,5 millions d’euros ont été affectés à la pause des clôtures dans le Contrat de Plan État Région en cours, pour protéger 156 km de lignes.



Les dérangements de signalisation


Le réseau ferroviaire vieillit naturellement et nécessite des adaptations rendues d’autant plus indispensables par une augmentation du nombre des voyageurs de plus de 40% dans les trains entre 2020 et 2025. En 2025, 200 000 trains, dont 144 000 TER ont circulé sur les voies ligériennes. 


Pour supporter le vieillissement du réseau et l'intensification de son usage, SNCF Réseau conduit un programme de télésurveillance des installations fixes. "Nous développons des systèmes de télésurveillance des installations de circulation contrôlables à distance pour réduire les délais d’intervention au long des voies", souligne Frédéric Étève.



Des investissements en hausse


Le programme d’investissement d’un montant de 180 millions d’euros en 2025 passe à 265 millions d’euros en 2026, et passera à 458 millions d’euros en 2027, puis 485 en 2028.


3,3 milliards d’euros ont été investis dans le renouvellement du réseau ferré national en 2025. Les besoins s’élèveront à 4,5 milliards d’euros par an en 2028. Un niveau confirmé par le Gouvernement lors de la conférence Ambition France Transport qui s’est tenue en 2025.


Christophe Turgis

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

La numérotation des places des TGV Inoui enfin simplifiée

Fin mars 2025, de Cherbourg à Bayonne les camions prendront le train

Paris - Cherbourg, vers une interruption totale du trafic durant plusieurs mois en 2028 ou 29