L'État prévoit une « augmentation massive » des investissements ferroviaires d’ici à 2033

Le projet de contrat de performance conclu entre l’État français et SNCF Réseau pour la période 2024-2033 est mis en consultation, à partir de lundi, auprès des entreprises de transport ferroviaire et des autorités organisatrices des transports avant d’être transmis au Parlement « en vue d’une signature à l’automne », selon le ministère des transports.


afin de répondre à « l’envie de trains » des Français, l'Etat va augmenter de 3 à 4,5 milliards d'euros les investissement de rénovation du Réseau Ferré National
Afin de répondre à « l’envie de trains » des Français, l'État va augmenter de 3 à 4,5 milliards d'euros les investissement de rénovation du Réseau Ferré National chaque année. Photo : Ch Turgis

Le texte du nouveau contrat de performance conclu entre l’État français et SNCF Réseau, qui a mis plusieurs années à être élaboré et est mis en consultation à partir de lundi 1er juin, prévoit une « augmentation massive » des investissements en France dans les infrastructures ferroviaires vieillissantes, a fait savoir le ministère des transports.

Le projet, qui définit les priorités du pays entre 2024 et 2033, doit d’abord être consulté par les entreprises de transport ferroviaire et les autorités organisatrices de transport. Il sera ensuite transmis au Parlement « en vue d’une signature à l’automne », a précisé, lundi, le cabinet du ministère.

Il prévoit aussi, à compter de 2028, d’ajouter 1,5 milliard d’euros chaque année aux 3 milliards actuels, pour réparer les voies, les caténaires alimentant les trains en électricité, et ainsi stopper le vieillissement des infrastructures.

Comme prévu depuis la conférence de consensus « Ambition France Transports » réunie par le gouvernement en 2025, le texte prévoit d’augmenter de 50 % les investissements annuels en faveur de la régénération et de la modernisation du réseau ferroviaire.


Un effort « sans précédent »

L’objectif est d’adapter les infrastructures aux dégâts causés par le changement climatique, comme les glissements de terrain lors d’inondations ou la détente des caténaires lors des canicules, mais aussi de moderniser la signalisation pour permettre le passage de plus de trains afin de répondre à « l’envie de trains » des Français.

Car les prévisions officielles tablent sur une augmentation du trafic ferroviaire de 25 % entre 2024 et 2033 en France, ce qui équivaut à faire circuler près de 800 000 TGV, TER et trains de fret supplémentaires en 2033 par rapport à 2024. Déjà depuis 2019 le trafic grande vitesse a augmenté de 20 % et celui des TER de 40 %.

L’effort est « sans précédent », insiste le ministère, d’autant que l’État « a décidé d’indexer le montant » sur l’inflation. C’est-à-dire que l’effort de rénovation des voies « ne va pas s’étioler dans le temps ». À titre d’exemple, le contrat prévoit de « rénover 1 000 kilomètres de voies chaque année, contre 750 kilomètres actuellement », d’augmenter de 25 % la régénération des caténaires, à 330 kilomètres par an au lieu de 250 kilomètres actuellement.


Christophe Turgis avec AFP

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